Archives de Actu sociale
Plus belles LES LUTTES-Épisode 21
La réparation navale de retour sur les quais marseillais ?
C’est en tout cas un scénario de plus en plus envisageable et ce, dès le mois d’octobre avec la création par les salariés de l’UNM d’une SAS. Le Préfet ne s’y oppose pas et surtout la profession dans son ensemble a compris l’intérêt d’une réindustrialisation des quais marseillais.
Cet été, alors que beaucoup d’entre nous mettaient entre parenthèses leurs activités, les salariés de la réparation navale de Marseille soutenus par leur syndicat CGT, travaillaient d’arrache-pied pour peaufiner leur projet de reprise d’activité sur les quais du port de la cité phocéenne. « Pour nous, et nous l’avons dit dès le début, il était hors de question que suite au départ précipité de Boluda entraînant la liquidation de l’entreprise le 10 mars dernier, nous quittions les lieux avec une prime à la valise. Notre seul et unique but est bien la réactivation industrielle du port par l’intermédiaire de la réparation navale », a expliqué Patrick Costello, le responsable CGT de la réparation navale marseillaise qui avec ses collègues occupe le site depuis 193 jours (28 février/8 septembre…) lors d’une conférence de presse ce jour-même.
Un point de vue partagé par les élus communistes de Marseille, du Département et de la Région qui avaient proposé en compagnie de Marie-George Buffet venue sur place en mars dernier la reprise d’activité sous l’égide d’un GIE. Depuis, si cette structure n’a pas été prise en compte, le dossier de réindustrialisation du port a fait son chemin. Les salariés ont très rapidement compris que la seule issue pour continuer à travailler et surtout faire valoir leur compétence, leur technicité quasiment unique sur le bassin méditerranéen, était bien un nouveau départ pour la réparation navale. « Dans un premier temps, les autorités refusant la création de ce fameux GIE, nous avions trouvé l’opportunité de collaborer avec la Direction de la construction navale basée à Toulon qui outre le militaire s’était orientée vers le civil. Au ministère on a balayé le projet d’un revers de la main. Désormais nous avons opté pour une SAS, (Société à Action Simplifiée) qui semble avoir les faveurs du Préfet que nous avons rencontré ce lundi 7 septembre 2009. Nous devons nous revoir lundi 14 septembre pour régler ou pas les derniers points de détail avec les armateurs, l’UIMM, le Grand port de Marseille, les sous-traitants, les collectivités territoriales, le liquidateur et bien entendu les services de l’État ».
Le projet se veut transitoire. Il est simple. Une SAS d’environ 60 salariés avec trois objectifs : permettre aux ouvriers liquidés par Boluda de retrouver très vite du travail, remettre le chantier en route et ainsi offrir au futur repreneur un outil industriel en activité, soutenir rapidement la sous-traitance locale actuellement asphyxiée. « Nous insistons bien sur le caractère exceptionnel de ce projet qui se veut effectivement transitoire en attendant le repreneur. Ce dernier devant arriver aux alentours de mars 2010. D’ailleurs deux se sont déjà manifestés et ont eu un entretien d’une heure trente avec nous. Ils ont été impressionnés par le site, l’outillage, les formes et le niveau de compétence des salariés. Tout est réuni aujourd’hui pour que la réparation navale reparte. Et avec simplement 300 000 euros par mois couverts par la réparation de navires », lâche Patrick Costello. Effectivement, outre un site industriel préservé, des salariés motivés, des repreneurs intéressés, on notera que l’outillage devrait être repris par le Grand port maritime de Marseille actuellement en négociation avec le liquidateur, et que les salariés eux-mêmes ont commencé à prospecter pour l’arrivée de bateaux en réparation. « Ce n’est pas notre boulot mais nous venons de finaliser un devis avec les sous-traitants pour un bateau prévu dans nos formes à la mi-octobre. De plus on a appris que la SNCM recherche une place pour l’arrêt technique du Daniele Casanova. On parle de Gênes, de Barcelone, voire même de Toulon qui d’après le Gouvernement n’avait pas les reins pour ce type de navire. Si le 14 septembre les derniers obstacles sont levés, on peut raisonnablement espérer une reprise d’activité début octobre… Je ne suis pas optimiste, nous disons simplement que tout est en place y compris la participation des salariés qui sont prêts à mettre 50 % de leurs droits au chômage sous forme de capitalisation dans l’entreprise. Ce qui fait en gros 120 000 euros pour la trésorerie de la société détenue majoritairement par nous. La réparation navale peut être de nouveau sur pied sur les quais marseillais ».
Le Tube de l’été 2009
Info LyondellBasell Fos Feuillane
Des salariés de LyondellBasell menacent de priver d’éthylène des usines de Berre
Des salariés du groupe chimique néerlandais LyondellBasell licenciés à Fos-sur-Mer ont menacé de couper une conduite d’éthylène alimentant trois grosses usines de la région, si la direction ne garantit pas leur reclassement lors d’un ultime CE mardi, a-t-on appris auprès d’eux. Cette conduite qui passe sur le site du groupe, alimente les usines des groupes Naphtachimie, Arkema et un autre site de production de LyondellBasell à Berre qui appartenait à Shell jusqu’en 2008. Les vannes seront fermées à 21H00, contraignant ces entreprises à réduire leur production, si les salariés n’obtiennent pas satisfaction lors de ce troisième et dernier comité d’entreprise extraordinaire organisé mardi sur le site de Fos-La Feuillane, l’un des trois sites du groupe pétrochimique sur l’étang de Berre. Les 72 salariés du site que LyondellBasell ferme à Fos réclament tous leur reclassement au sein du groupe qui emploie 2.000 personnes sur ses deux autres sites, mais deux entretiens leur ont seulement été proposés pour l’instant. La fermeture du site de la Feuillane à Fos-sur-Mer a été annoncée le 14 avril en comité d’entreprise. L’usine produit du polyéthylène, un dérivé pétrolier destiné entre autres à fabriquer des sacs en plastique, des emballages et qui entre également dans la fabrication des tableaux de bord des voitures. Le syndicat CFDT conteste les motifs économiques avancés par LyondellBasell, troisième chimiste indépendant au monde, pour justifier la fermeture du site. Un cabinet d’expertises a estimé que le site était rentable et pouvait continuer à fonctionner, selon une source syndicale. La direction du site aurait répondu que l’activité serait encore plus rentable en Allemagne. (Sic)
À tous nos Internautes
Bonjour à toutes et à tous…
Vous avez sans doute remarqué que depuis 15 jours nous n’avons pu mettre en ligne notre épisode hebdomadaire. Bénévoles pour contribuer à alimenter ce site, les occupations professionnelles nous empêchent actuellement de traiter l’actualité. Mais dans peu de temps nous esaierons de reprendre notre rythme de croisière car l’actualité sociale ne s’est pas éteinte avec les grosses chaleurs que nous subissons actuellement.
Les collègues de Lithotech-Paragon de Rognac sont montés voir leur patron et ont arraché une misère (dixit les salariés eux-mêmes) quant aux primes de licenciements (3 000 euros) et bénéficient d’un sursis de quelques semaines avant que la boîte ne ferme. Ils ont osé se soulever… Et le patron n’a pas apprécié. Si aujourd’hui ils ont un genou à terre, ils ont encore la tête haute d’hommes mais aussi de femmes qui luttent jusqu’au bout pour le respect de la tâche accomplie ici dans cette imprimerie. Leur lutte est à cet égard et aussi à bien d’autres exemplaire.
Ce lundi 29 juin, les postiers de Vitrolles sont entrés en grève. Ils rejoignent ainsi d’autres collègues d’autres postes du département qui refusent la privatisation de leur outil de travail au service de toute la population…
Nos copains d’Arcelor-Mittal viennent de lever un lièvre avec la nouvelle notion de talent-Pool, qui précarise et flexibilise tout le personnel de l’entreprise. Sur Fos, la CGT annonce la suppression de 2 000 emplois d’ici 2011. C’est en tre autre 1 000 salariés sous-traitants laissés pour compte.
Il est pour nous de plus en plus indispensable, que ce site d’informations sociales, cette télévision ouverte sur le monde perdure et prenne de l’ampleur. Ceci afin de relater ce qui se trame dans les grandes et petites entreprises. Nous en sommes conscients mais pour l’heure nous ne faisons qu’avec les moyens dont nous disposons. Désolés pour tous ceux que nous n’avons pu encore contacter et mettre en avant. Nous pensons aux gars de LyondellBasell Fos Feuillane qui sont bientôt sans usine, à ceux de LyondellBasell Caban qui luttent avec pugnacité contre les mesures sociales, aux postiers qui mènent un combat exemplaire, tout comme ceux d’EDF Ponteau Martigues et autres dans le département.
Les dessins que nous avons sur notre site sont de Sylvie… Une camarade graphiste à ses heures et qui met son talent au service de la popularisation par le dessin des luttes sociales mais également de l’état d’esprit des salariés face à un licenciement.
Le 1er s’intitule : mines des salariés devant l’annonce d’un licenciement
Le 2e parle de la lutte des Conti
Le 3e s’intitule tout simplement rippeur cégétiste
Merci à Sylvie

UNM : des espoirs de reprise…
Des espoirs de reprise existent pour l’Union Naval Marseille (UNM, 130 salariés jetés à la rue), en liquidation judiciaire depuis le 10 mars et dont les locaux sont occupés depuis plus de trois mois, vient de nous annoncer la CGT. « On n’est pas euphoriques mais on est confiants », nous a déclaré Patrick Castello, secrétaire général de la CGT de la réparation navale à Marseille en se félicitant d’une lettre du Premier ministre François Fillon promettant un rendez-vous au ministère de l’Economie et l’examen du projet de la CGT bâti autour du groupe public de construction navale militaire DCNS. Dans cette lettre au secrétaire général de la CGT Bernard Thibault datée du 2 juin, M. Fillon indique avoir demandé à la ministre de l’Economie Christine Lagarde de recevoir « très rapidement » la CGT sur l’UNM et « de se rapprocher dès à présent de la DCNS pour que celle-ci puisse examiner (son) projet ». Des syndicalistes de l’UNM et de DCNS-Toulon viendront au rendez-vous, fixé au 16 juin avec un conseiller de Mme Lagarde.
Un autre projet se prépare chez les ex-sous-traitants de l’UNM qui « ne veulent pas louper le début de la saison en octobre-novembre » et pourraient reprendre environ 80 salariés, nous a également confirmé Patrick Castello. Parallèlement, le port de Marseille-Fos compte lancer avant fin juin un appel d’offres pour les deux formes qu’exploitait l’entreprise et « un industriel européen » semble intéressé, mais « il faut trouver une formule juridique qui nous inclut », nous confiait Patrick Castello. Le port aurait confirmé qu’un appel à projets devrait être lancé fin juin, avec un choix intervenant au premier trimestre 2010.
Manif des LyondellBasell Berre à Paris
Bonjour à toutes et à tous
Normalement nous devrions vous proposer notre 14e épisode de notre feuilleton hebdomadaire. Mais l’actualité sociale aidant nous avons souhaité le diférer pour vous rendre compte au plus près des événements. Ce mercredi 3 juin nos caméras sont parties accompagner à Paris les salariés de LyondellBasell Berre. Ils manifesteront devant le siège social de Shell pour demander au pétrolier anglo-néerlandais de tenir ses promesses sociales. Plus de 100 salariés font le déplacement. Nous en rendrons compte dès vendredi sur ce même blog… En attendant vous pouvez toujours aller voir notre page sur ce sujet.
À vendredi
Plus belles les LUTTES-Épisode 9
Articles Vedettes
Plus belles Les LUTTES-Épisode 33
Épisode 33. 503 jours de luttes, d'occupation et au bout l'embauche d'au moins 70 salariés dans la réparation navale que ....Cliquez ici pour continuer à lirePlus belles Les LUTTES-Épisode 32
Épisode 32. Nous voici de retour avec un nouvel épisode consacré d'une part à la bataille de l'UL CGT de ....Cliquez ici pour continuer à lirePlus belles Les LUTTES-Épisode 31
Épisode 31-Suite de l'épisode 30 où nous avons suivi Bernard Thibault en visite dans les Bouches-du-Rhône. Cet épisode est consacré ....Cliquez ici pour continuer à lirePages
-
- Arcelor Mittal redémarre une partie de son activité en Moselle
- ARCELOR-MITTAL : TALENT POOL ou SALARIÉS CORVÉABLES
- Azur Chimie Port de Bouc licencie
- Grève à ArcelorMittal Fos
- Les salariés de Lithotech écrivent au Patron
- PARAGON-LITHOTEC, met 30 salariés à la rue
- Qui sommes-nous ?
- Rapport annuel d’ArcelorMittal
- Shell doit assumer ses responsabilités sociales
- Trucs et astuces pour fermer une usine
Archives
Tags
- aciérie arcelor arcelormittal azur chimie berre cfdt cftc cgc cgt chômage chimie colère combat fo fos grève imprimerie licenciements Lithotech lutte luttes lyondellbasell manifestation marseille martigues mittal mouvement social occupation ouvriers pétrochimie Paragon port port de bouc réparation navale riposte Rognac salaires salariés sidérurgie social sous traitants syndicat syndicats unm usine
Commentaires récents
-
- Nico dans Plus belles LES LUTTES-Épisode 25
- pas content dans Plus belles LES LUTTES-Épisode 23
- Ortog dans Plus belles les LUTTES-Épisode 14
- Charnay dans Plus belles les LUTTES-épisode 18
- mailys dans Plus belles les LUTTES-Épisode 14

