Un repreneur potentiel pour le site de LyondellBasell à Berre
Rappel : faute d’avoir trouvé un repreneur et invoquant "de lourdes pertes", LyondellBasell avait annoncé en septembre 2011 le projet de fermeture de la raffinerie de Berre-l’Etang, et le licenciement de 370 salariés. Après près de deux semaines de grève et de blocage des unités par les salariés, la direction avait annoncé l’octroi d’un sursis au site.
Depuis, la raffinerie est actuellement "mise sous cocon", c’est-à-dire arrêtée, mais entretenue pour être prête à redémarrer en cas de repreneur.
Son nom n’a pas encore filtré mais un repreneur potentiel a envoyé une lettre d’intérêt au ministère du Redressement Productif pour la raffinerie de LyondellBasell située à Berre-l’Etang, ont annoncé les services du ministère le 10 juillet. Christophe Bejach, représentant spécial pour l’Etang-de Berre du ministre Arnaud Montebourg, en a informé le groupe pétrochimique, basé à Rotterdam aux Pays-Bas, et l’intersyndicale de la raffinerie. Fabien Astier, représentant de l’intersyndicale (CGT) a déclaré à l’AFP n’avoir aucun détail supplémentaire sur cette information.
En février, le groupe d’investissement suisse Klesch s’était déclaré intéressé par la raffinerie, mais cette piste semblait au point mort ces dernières semaines, la société n’étant pas parvenue à trouver un accord avec la direction de LyondellBasel,
Ascometal Fos : 54 emplois supprimés
Les syndicats ont appris mardi 17 juillet 2012 la suppression de 307 emplois dans le groupe Ascometal dont 54 concernent l’usine de Fos-sur-Mer.
Vendredi 13 juillet les syndicats ont reçu les documents de la direction générale de Paris qui présente le projet de suppression de postes dans le groupe Ascometal. Un document classé « confidentiel » dont la CGT diffuse des extraits. Le syndicat dénonce notamment « les conséquences sociales de ce projet car nous estimons anormal de garder cette information pour nous jusqu’au 24 juillet » date à laquelle le Comité Central d’Entreprise se réunit. Ces suppressions d’emplois interviennent alors que depuis plusieurs années le site de Fos-sur-Mer connaît une baisse d’effectifs « de plus du double » avec « des départs en retraite non remplacés » selon Christian Pantoustier, délégué syndical central CGT Ascométal. Mais le site le plus touché sera celui situé en Isère à Allevard. « un arrêt de la filière plats à Allevard et un plan de réduction des coûts pour l’ensemble des sites. » Ce projet répond, selon la direction nationale, « à un impératif de sauvegarde de la compétitivité d’Ascométal qui doit s’adapter aux évolutions du marché des aciers longs spéciaux, marqué par une surcapacité significative en Europe. » Il se traduira, d’ici fin 2012, de source syndicale, par quelque 307 suppressions d’emploi, dont rien que 166 à Allevard. Ascométal, qui emploie 2 300 salariés, en compte près de 650 en Lorraine dont plus de 500 à Hagondange. Des sites qui sont concernés par le projet. Ainsi, il serait question de 44 départs à Hagondange, 9 au CREAS, le centre de recherche situé sur le même site, et 4 à Custines, en Meurthe-et-Moselle. « En l’état, ce plan est inacceptable », estime la CFDT d’Ascométal à Hagondange qui attend des éclaircissements de la direction sur ce projet.
Doux : les syndicats s’attendent à 1.500 licenciements
Les syndicats du groupe volailler Doux, mis en redressement judiciaire début juin, sont sans illusion et s’attendent à "1.500 licenciements minimum", ont-ils déclaré mardi 17 juillet à la sortie du Comité central d’entreprise à Châteaulin. Une douzaine d’offres de reprise ont déjà été présentées.
Le groupe Doux (3.400 salariés), connu notamment pour sa marque Père Dodu, ploie sous une dette estimée à 430 millions d’euros. Couvrant un champ qui va des produits frais et congelés jusqu’aux produits élaborés, le groupe est détenu à 80% par la famille Doux et à 20% par la banque BNP Paribas.
Xavier Beulin de son côté, président de la FNSEA et patron de Sofiprotéol, qui a déposé une offre « coordonnée » avec d’autres industriels du secteur (Glon Sanders, Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia notamment) a reconnu que tous les emplois ne seraient pas sauvegardés. Cependant, il estime que sur les 1000 salariés qui perdront leur emploi, certains pourront bénéficier d’un reclassement dans les sociétés partenaires de l’offre. Tilly-Sabco, de son côté, a fait valoir que dans son projet, 100% des 588 CDI des activités de poulets entiers de Doux et des sites de Châteaulin (29) et Chantonnay seront maintenus. Néanmoins, Jean-Luc Guillart, délégué CFDT, déplore que « plusieurs sites du groupe ne font l’objet d’aucune offre et c’est surtout la filière poulet frais qui est touchée ». En attendant, le comité d’établissement du site de Châteaulin a voté le dépôt à l’unanimité d’une plainte contre X pour « gestion fautive » du volailler. « Elle a aussi pour but de nous donner accès à l’expertise des comptes de Doux », actuellement détenus par Charles Doux, a déclaré Yannick Guéhenneux, délégué FO.Autre problème urgent à régler pour la famille Doux : la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers (FNTR) a déclaré qu’elle cesserait « purement et simplement » tout transport pour le groupe Doux vendredi 13 juillet à la mi-journée si les factures impayées pour des transports déjà effectués n’étaient pas réglées. Le montant s’élèverait à 8 millions d’euros. Près de 1000 conducteurs travaillent pour le volailler.
CGT Air France vent debout contre le plan Transform
Freescale : 500 licenciements en vue
Un projet de reprise du site Freescale de Toulouse, en instance de fermeture, a été écarté lundi 16 juillet, laissant dans l’impasse les 500 salariés du fabricant de semi-conducteurs. Le groupe américain prévoit d’arrêter la production le 10 août prochain, ce qui devrait se traduire par la suppression de 500 emplois et de 500 postes d’intérimaires. Un projet de reprise, qui prévoyait de conserver une partie des salariés pour développer des semi-conducteurs au nitrure de gallium, a toutefois fait l’objet d’un examen ces dernières semaines par les services d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. "Contrairement à nos attentes, le ministère du Redressement productif nous a annoncé que le projet de reprise était stoppé", a déclaré la CGT dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à la préfecture de Toulouse. "Le ministère de M. Montebourg déclare avoir travaillé mais que notamment un problème de calendrier empêche la poursuite du projet de reprise. D’après le ministère du Redressement productif, si le dossier avait été travaillé il y a un an et demi, sa réalisation aurait été possible", poursuit le syndicat, évoquant un "gâchis scandaleux". Pour Eric Hirson, délégué CGT, "la situation est bloquée". "Dans la situation actuelle, il n’y a plus de projet de reprise et 572 salariés devraient se voir notifier leur licenciement".
Novandie, filiale du groupe Andros, prévoit de supprimer 176 postes
On n’en sait guère plus. C’est une source syndicale qui a annoncé cette information concernant le licenciement de 176 postes pour des raisons de difficultés économiques. Spécialisée dans les produits laitiers (mamie Nova) il y avait déjà eu une première délocalisation en janvier 2001 sur le site de Maromme en Seine Maritime (Normandie). À suivre, bien entendu
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